Pépinière septembre 2020

Mûrier 5 mois après la greffe. Préformé en Gobelet bas.
Point de greffe sur des cerisiers écussonnés.
Diospyros lotus, porte greffe du kaki. Prêt à être greffés.
Plaqueminiers hybrides (kaki x virginiana). Greffés sur D. lotus. En développement. Pousse d’automne.
Cerisier
Pommier
Morphotypes préservé sur les différentes variété de pommier greffés.
A gauche, variété à forte dominance apicale qui inhibe les bourgeons de la tige. Typique de la plupart des pommiers.
A droite dominance apicale faible, développement d’anticipés, mésotonie. Typique de la variété anglaise ‘Tydeman Late Orange’.
Mûriers greffés
Feuille large de certaines variétés de mûriers.
Quelques plaqueminiers
Quelques pommiers
kidd’s Orange red !

La conduite en cépée du Murier

Les Murier (Morus alba, nigra, macroura, rubra et leurs hybrides) peuvent être conduits en cépée. C’est à dire en taillant tous les ans à 1 œil. Un peu comme une vigne.

La conduite des arbres fruitiers

Je n’ai pas encore trouvé le temps de rédiger un article complet sur la conduite des principaux fruitiers de la famille des rosacées : pommier, poirier, cerisier, prunier.

En attendant je peux recommander un livre qui m’est très utile dans la conduite de mon verger : De la taille à la conduite des arbres fruitiers, ouvrage collaboratif dirigé par Jean-Marie Lespinasse et Evelyne Leterme.

Ce livre est disponible sur https://www.lerouergue.com/catalogue/de-la-taille-la-conduite-des-arbres-fruitiers

Pour aller plus loin – en particulier sur la conduite faible maintenance des pommiers – il faut lire les publications de Pierre-Eric Lauri spécialiste mondiale de la conduite du pommier. Il s’agit surtout de documents scientifiques et donc malheuresement rédigés en anglais. On peut commencer par la :  https://www.researchgate.net/publication/311634614_A_step_further_-_optimizing_the_natural_apple_tree_habit_with_the_Salsa_tree_training_concept

La conduite de la vigne.

La vigne fait partie des plantes qui nécessitent une taille à la fin de l’hiver, début du printemps.

La taille permet : 

  • une fructification de qualité
  • la prévention des maladies
  • une récolte facilité.

L’aspect ergonomique ne doit pas être négligé. Les vignes, en particulier les hybrides interspécifiques peuvent être extrêmement vigoureuses. On peut vite être dépassé par le côté envahissant.

N’étant pas spécialiste de cette espèce je me suis renseigné sur les différents modes de conduite et je suis tombé sur le travail de Marceau Bourdarias.

Je recommande d’aller voir une vidéo d’explication qu’il mets à disposition sur sa chaîne youtube :  https://www.youtube.com/watch?v=ai1ZtmEJemM

Cette approche est très bien fois simple et très respectueuse des principes physiologiques.

Pour aller plus loin :  https://marceaubourdarias.fr/

Récolte des pommes

C’est le début des pommes au marché à la ferme et au marché de La Richardais. Cette année la récolte n’est pas très abondante. Cependant les bourgeons à fleurs sont nombreux et laissent présager une meilleur récolte pour l’année prochaine.


Le seul arbre vraiment chargé de fruits. Pour le reste c’est peu abondant.

Cette haie fruitière date de l’époque de mon grand-père. Cela me permet d’avoir quelques pommes en attendant que les arbres que j’ai planté soient en production.
Variété disponible en ce moment : Delbard Jubilée aussi connue sous le nom de Delgollune. Une pomme à consommer crue ou cuisinée avec un rapport acide-sucre bien équilibré.

Raisin de table ‘Palatina’ et ‘Muscat Bleu »

Je mets à l’épreuve plusieurs variétés de vigne pour la production bio et la vente directe de raisin de table. Des dégustations sont proposées en ce moment durant les marchés. Jusqu’ici deux variétés se distinguent par leur goût et le capacité à produire dans un système agroécologique : ‘Palatina’ et ‘Muscat Bleu’.

Mise à jour du 11/02/2020 : Des plants de vigne sont en préparation pour la vente à partir de décembre 2020.

Plantation et suivi d’un scion de un an en racines nues.

Ce petit dessins vaut mieux qu’un long discours.


Recommandations : 

  • Avant toute chose il ne faut pas que les racines du plants soient exposées à la lumière du jour. Les UV détériorent très fortement les racines.
  • Le vent peut également dessécher les racines. Il faut donc sortir les plants des sacs au dernier moment.
  • Pour réaliser le trous de plantation, n’hésitez-pas à utiliser un carré de bâche plastique ou un grand carton pour déposer la terre dessus. Le trou de plantation sera plus facile à reboucher car la terre ne sera pas éparpillée dans l’herbe.
  • Ne pas mélanger de fumier, compost frais à la terre.
  • En revanche l’incorporation de terreau ou de compost bien mur est recommandé dans les 10 premiers cm de surface.
  • Un sol bien décompacté (émietté) permettra aux racines de se développer plus facilement.
  • Fragmenter les bords du trous pour supprimer le lissage de la terre occasionnés par la bêche.
  • Dans tous les cas il ne faut pas enterrer le point de greffe. 
  • Mettre un tuteur est fortement conseillé.
  • Un paillage épais permet au sol de garder son humidité et limite l’apparition d’herbes concurrentes à l’arbre. Le broyat de bois est idéal. La paille favorise les mulots.
  • L’arrosage juste après la plantation est nécessaire pour que les racines soient bien en contact avec de la terre.

Sol très humide : 

  • Mieux vaut attendre que le sol se ressuie pour planter.
  • Dans le cas de sols hydromorphes (naturellement gorgés d’eau durant la majeur partie de l’année) il est parfois possible de surélever la plantation en faisant une butte de terre (10 cm au dessus du sol).

Suivi de plantation :

  • Vérifier régulièrement que le point de greffe est bien dégagé par rapport au sol pour éviter l’affranchissement (enracinement au dessus du point de greffe)
  • Couper à ras du sol les drageons (réitération du porte-greffe à partir des racines) qui peuvent apparaître occasionnellement sur certaines espèces. La tonte au pied de l’arbre fait se travail.
  • Couper les pousses qui peuvent apparaitre occasionnellement sur le porte-greffe.